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Les Teke sculptent des statues rituelles en bois, sous la forme d'esprits ancestraux et de masques ornés de figures géométriques. Les statues kongos contiennent des clous et lames de couteaux abondamment plantés dans le bois. Les statues vili sont similaires à celles des Punus du Gabon, avec des visages peints en blanc. Les Babembe sont spécialisés dans de petits tableaux. Edouard Malonga et Grégoire Massengo (1910-1978) sont considérés comme les pères de la sculpture traditionnelle congolaise.

Si la sculpture est intégrée dans les arts congolais, la peinture est un autre élément fortement lié à la mentalité artistique congolaise. Les peintres contemporains congolais en phase ascendante tels que Rhode Baignez-Schéba partagent un goût varié et exotique des arts. Fille du célèbre peintre congolais, David Makoumbou, Rhode Schéba concentre ses toiles sur les activités sociales des femmes en Afrique. Dans ses peintures à l'huile, elle utilise généralement un couteau. Depuis 2002, elle a également créé de nombreuses sculptures représentant les différentes activités villageoises en voie de disparition, victimes de l'urbanisation. Baignez-Schéba Rhode dit de ses œuvres qu’elles s’inscrivent en écho de la mémoire sociale et culturelle de l'Afrique en général et du Congo en particulier. Depuis 2003, Rhode a entamé une carrière internationale et expose son travail au Congo-Brazzaville, au Cameroun, aux Etats-Unis, en France, en Belgique, en Suisse, au Sénégal, au Maroc, en Tanzanie, aux Pays-Bas, au Gabon, au Niger, au Canada, etc. Elle dispose actuellement d'une galerie à Bruxelles, mais continue de travailler entre le Congo et l'Europe.

En dehors de Rhode Baignez-Schéba, la République du Congo est dotée d’autres peintres modernes tels que Tatiana Tsolo et Elsie Fortunat Mafouta. Originaire de la ville de Mossaka, au Congo, Mme Tsolo exprime les normes de la société congolaise dans son travail artistique, d’un point de vue féminin. Dans ses tableaux, elle traite souvent des thèmes de l'amour, de la vie et de la nature.

Ayant quitté son Congo natal pour Cuba en 1986 pour poursuivre ses études, Elsie Fortunat Mafouta, n'a jamais abandonné son rêve d’atteindre la célébrité. Sa passion pour les arts et le naturalisme pictural font écho à son objectif de dévoiler la beauté du Congo à l’extérieur.

Yolande Motse Akanati est une autre artiste féminine congolaise célèbre. Née à Brazzaville et ayant grandi à Paris, Mme Yolande Motse Akanati est une créatrice de mode et de bijoux. Elle est aussi une peintre et une parfumeuse qui s’est fait connaitre sur la scène artistique congolaise depuis les années 1980. Les peintures de Mme Akanati tournent autour du rôle des femmes dans la société congolaise contemporaine. Sa capacité à créer des vêtements à partir d'un mélange de styles de la mode traditionnelle africaine et occidentale crée un mélange d'où part la mode congolaise: un mélange entre les tendances modernes et traditionnelles qui sont profondément enracinées dans les valeurs liées à l'identité congolaise dans la société contemporaine.

En 2008, elle lance son premier parfum, Kimia N°1 (la paix en lingala), succès instantané au sein de la diaspora congolaise. En 2011, Mme Akanati a lancé son troisième parfum de qualité supérieure, connu sous le nom EWO, en mémoire au 51èmeanniversaire de l'indépendance du Congo qui se tenait dans la ville qui porte ce nom. Actuellement, elle vit entre la France et le Congo et partage son temps entre l'entreprise et la vie de famille. En 2010, elle ouvre Moste Akanati Créations Boutique, dans l’enceinte de l'Hôtel du Boulevard de Brazzaville. L'artiste espère aussi lancer un institut de mode qui dispensera des cours de couture et de stylisme. Cette mère dévouée de deux enfants occupe son temps libre, son amour et ses compétences à son ONG, SAREPTA, qui prend soin des orphelins et des veuves en République du Congo.

Toujours dans le domaine artistique, la République du Congo a abrité le siège de l’une des plus célèbres écoles africaines de peinture: l'Ecole de peinture de Poto-Poto. Cette école des arts de Brazzaville porte le nom est de l'un des quartiers les plus célèbres de la capitale. Elle jouit d’une réputation internationale pour avoir formé de nombreux Congolais et d'autres peintres africains tels que Marcel Goten et Remy Mongo Etsion. L'école a également gagné en réputation en inventant "Les Mickeys", un style de peinture particulier. Elle est aujourd’hui dirigée par Nicolas Ongongo et depuis lors, a opté pour un style de peinture naturaliste présentant la chasse, ou des scènes sur la place du marché, qui peignent la vie quotidienne des populations rurales et urbaines congolaises. D'autres peintres congolais réputés tels que Bill Kouélany et François Mafoua ont eu le privilège d'exposer leurs œuvres à la Galerie des Arts du Congo Brazzaville et à Paris.

 
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